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jeudi 28 février 2008

Crass, Penis envy

Il en va des groupes punk comme des artistes de variétoche: il y a du bon et il y a du bonnet... On reviendra un autre jour sur le bonnet. Crass est né de l'anarcho-punk anglais de la fin des années 70. Un discours, des convictions, des drogues et le temps qui passe. Près de 30 ans plus tard, que reste-t-il du collectif? Des disques, bien entendu! Même si le simple mot anarchisme vous fait rire, n'hésitez pas une seconde: écoutez Crass. Écoutez Penis envy, leur meilleur album de l'avis unanime du rédacteur; il y a des morceaux là-dessus qui pètent gentiment les tympansa et d'autres que vous n'auriez jamais étiqueté punk comme Berkertex bribe, Health surface ou le génialissime[1] Being true[2] qui clôt l'opus. Notons que ce titre a été distribué à l'époque comme flexidisc dans un magazine pour jeunes filles, sans que le journal ne se rende compte qu'un groupe punk était derrière ce titre. Ce qui en a fait rire certains et pas d'autres.

Et si cet album vous a plu, continuez avec Christ: the Album puis Yes Sir, I Will puis le reste de la discographie.

Puis, comme tous les punks -enfin ceux qui ne sont pas morts prématurément- les membres de Crass qui avaient tant fustigé la société s'y sont épanouis. No future!

Notes

[1] Non, l'auteur n'a pas peur des mots!

[2] Ou Bonus track ou encore Our wedding; ce titre a plus d'un titre!

mardi 26 février 2008

Max & Co

"Max & Co", le film aux 30 millions de francs de budget, le plus grand de l'histoire du cinéma suisse, ne marche pas du tout. "C'est tout simplement un flop", déclare son producteur Robert Boner dans une interview à "La Liberté", sans pouvoir en donner les raisons.

Ouais. Ben c'est pas très étonnant car, lors de la vision de ce film, je cherchais sans cesse une meilleure position sur mon fauteuil... Au cinéma comme au théâtre, cela s'appelle le syndrome de l'ennui.

Max & Co joue sur un faux rythme, les personnages sont peu attachants, l'histoire est simplette et téléphonée. L'erreur fatale, à mon sens, c'est qu'il n'y a pas de public-cible pour ce film, ce n'est ni un long-métrage pour enfant, ni un long-métrage pour adulte, ce n'est ni rigolo ni vraiment tragique. Un peu beauf' quoi.

Bref, c'est pas parce que c'était cher à produire que le résultat est à la hauteur. Sorry les gars.